Learning Collective Worldmaking (LCW)

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Retraite nationale des auteurices: Renforcer les connaissances environnementales des jeunes grâce à l’apprentissage en réseau

Du 25 au 29 mai 2026

Ottawa, ON

La retraite nationale des auteurices a réuni des personnes élèves, enseignantes, chercheuses et collaboratrices de tout le Canada pour une semaine consacrée à l’écriture collaborative, au dialogue, à l’élaboration de programmes scolaires et à l’engagement du public, dans le cadre de l’initiative «Renforcer les connaissances environnementales des jeunes grâce à l’apprentissage en réseau: Délibération des jeunes pour la justice énergétique au Canada»

Organisée à l’Université d’Ottawa, cette retraite a offert aux jeunes et à l’équipe enseignante un temps et un espace dédiés pour renforcer les partenariats nationaux tout en faisant progresser les politiques et les ressources éducatives fondées sur la relationnalité et la justice climatique. S’appuyant sur des mois de collaboration entre les ## élèves des six provinces canadiennes, une délégation représentative a élaboré et présenté sa note de politique intitulée « Notre planète n’est pas une entreprise : un appel à l’action climatique lancé par la jeunesse canadienne » , en utilisant la technologie pour impliquer leurs pairs restés chez eux.

Cette retraite a également offert à tout le monde une occasion importante de mettre en dialogue leurs contextes énergétiques divergents et leurs expériences variées face aux impacts climatiques, qu’il s’agisse de vivre avec la fumée des feux de forêt ou d’observer l’évolution des populations de homards. Au Canada, le climat et les systèmes énergétiques sont des sujets politiques qui suscitent souvent de l’hostilité et de l’opposition. Lors de cette retraite, les élèves et l’équipe enseignante ont travaillé ensemble pour dépasser les clivages politiques, en partageant leur vision de l’impact des combustibles fossiles sur leurs contextes locaux, des enseignements à tirer des savoirs autochtones et communautaires, et de la manière dont les jeunes peuvent façonner un avenir plus juste. Leur note de politique finale témoigne d’un effort considérable pour apprendre les uns des autres et réfléchir ensemble à une réponse commune.

L’un des moments forts de la semaine a été la présentation publique de la note de politique rédigée par les jeunes lors de la Conférence nationale 2026 des écoles associées de l’UNESCO, ainsi qu’à la représentation d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) à Gatineau, au Québec. Ces événements ont permis aux élèves d’intégrer leurs recommandations dans les débats nationaux et de partager leurs points de vue directement avec d’autres jeunes, des personnes enseignantes, des décideurs politiques et des personnes représentantes d’ONG spécialisées dans le climat.

Plus qu’une simple retraite d’écriture, ce rassemblement a démontré l’intérêt de la délibération des jeunes et de la création collaborative de connaissances sur un sujet d’actualité politique brûlant.



Activités de l’atelier

Tout au long de la retraite, personnes enseignantes et élèves ont travaillé ensemble pour peaufiner les documents rédigés, échanger des idées entre les régions et renforcer la vision commune de l’initiative «Renforcer les connaissances environnementales des jeunes grâce à l’apprentissage en réseau».

1. Séances d’écriture collaborative

Tout au long de leur séjour en présentiel, les jeunes ont participé à des séances d’écriture quotidiennes consacrées à la définition et à la rédaction du document « Notre planète n’est pas une entreprise : un appel à l’action climatique lancé par la jeunesse canadienne ». Dans le cadre de leur démarche collaborative, ils ont régulièrement partagé leurs ébauches, échangé des commentaires constructifs, fait des promenades à l’extérieur pour s’inspirer de la terre et de l’air, et pris part à des discussions animées. En travaillant ensemble sur place, et avec leurs pairs restés chez eux via Zoom, les jeunes ont révisé leurs ébauches, clarifié les concepts clés et renforcé leurs recommandations politiques grâce au dialogue et à la délibération.

2. De la rédaction à l’engagement public

Au fil de la semaine, les élèves se sont préparés à partager leur travail collectif avec un public plus large. Ensemble, ils ont affiné leurs messages clés, revu leurs recommandations et s’entraînés à communiquer leurs idées avec clarté et assurance. Ces préparatifs ont encouragé les élèves à réfléchir à l’importance de la voix des jeunes dans les débats publics sur le changement climatique et la justice énergétique.

3. Faire entendre la voix des jeunes au Parlement

Dans le cadre de ce processus, notre groupe s’est rendu sur la Colline du Parlement à Ottawa, où nous avons pu en apprendre davantage sur l’état actuel de la politique climatique nationale. Jaime Battiste, député, a guidé le groupe lors d’une visite du Parlement, accueillant les contributions des élèves aux dialogues sur le climat. En partageant ses propres efforts pour faire adopter le projet de la loi M-35, qui visait à instaurer un étiquetage standardisé des impacts environnementaux pour les produits commerciaux et alimentaires, il a encouragé les jeunes à s’exprimer avec force dans le débat sur la politique climatique.




Ce que nous avons accompli

La Retraite nationale des auteurices a abouti à la rédaction de « Notre planète n’est pas une entreprise : un appel à l’action climatique lancé par la jeunesse canadienne », une note de politique représentant le travail collectif de 118 jeunes de tout le Canada.

1. La voix des jeunes dans les débats nationaux

L’achèvement de cette note de politique a également marqué une étape importante dans l’intégration des points de vue des jeunes dans les espaces publics et politiques. Les élèves ont présenté leurs travaux lors de la Conférence nationale 2026 des Écoles associées de l’UNESCO et ont exposé leurs recommandations à la représentation d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) à Gatineau, au Québec. À cette occasion, ils ont eu l’occasion de communiquer leurs idées directement à un public national, contribuant ainsi à façonner les discussions sur l’avenir climatique et énergétique du Canada.

2. La voix des jeunes dans les médias

À la suite de leur présentation lors de la Conférence nationale des écoles associées à l’UNESCO 2026, des élèves francophones ont été interviewés par Radio-Canada au sujet de leurs expériences et de leurs points de vue sur le changement climatique, l’engagement des jeunes et l’importance d’impliquer les jeunes dans les débats nationaux concernant leur avenir. Ce fut une façon passionnante de partager leur note de politique de la jeunesse avec le public!

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3. Transmettre les points de vue des jeunes

Le projet a permis aux élèves de partager leurs acquis, leurs expériences et leurs idées au sein de leurs écoles et de leurs communautés, continuant ainsi les conversations sur l’action climatique et la participation des jeunes au-delà des activités du projet. On a encouragé les élèves à partager ce qu’ils avaient appris, à faire connaître leurs points de vue aux autres et à contribuer à un débat plus large sur les défis climatiques auxquels sont confrontés leurs communautés et le Canada.

Des élèves de l’école Arcola ont fait l’objet d’un article publié par la South East Cornerstone Public School Division, qui a mis en avant leurs appels en faveur d’une plus grande implication des jeunes dans la prise de décision en matière de climat et d’un renforcement de l’éducation au climat et au développement durable, démontrant ainsi comment leur travail a continué à toucher des publics au-delà du projet, jusque dans leurs communautés d’origine.



Réflexions des élèves

Pour les élèves de tout le Canada, le programme a créé un espace leur permettant de regarder au-delà de leurs propres communautés et de découvrir comment différentes régions vivent et appréhendent les défis liés au climat et à l’énergie.

En partageant leurs expériences et en s’écoutant les uns les autres, les élèves ont commencé à percevoir les liens entre des enjeux qui peuvent sembler locaux, mais qui s’inscrivent dans un contexte national bien plus vaste. Leurs réflexions soulignent comment l’apprentissage au-delà des différences peut ouvrir de nouvelles perspectives, renforcer la compréhension collective et inspirer les jeunes à imaginer ensemble des solutions.

« Passer du temps à tisser des liens au sein du groupe et à travailler collectivement sur un rapport qui, au final, représente bien plus que de simples mots sur du papier. J’ajouterais que le fait de savoir que nos idées sont entendues et de voir comment toutes les personnes impliquées ont su collaborer, mener des discussions difficiles et parvenir à un accord collectif sur les questions climatiques a été très enrichissant. »
— élève, Colombie-Britannique

« Ce que j’ai le plus apprécié, c’est de travailler avec des élèves venus de tout le pays et même de me faire de nouveaux amis. Et puis, ensemble, nous essayons de ralentir le changement climatique. »
— élève, Nouvelle-Écosse

« Rencontrer de nouvelles personnes et collaborer avec des gens de tout le pays, ça fait la différence. »
— élève, Saskatchewan

« Je pense que discuter avec les autres m’a vraiment fait prendre conscience à quel point les autres provinces étaient davantage touchées que le Québec. J’ai pu découvrir d’autres points de vue et voir comment le changement climatique affectait concrètement leur vie quotidienne, notamment en Nouvelle-Écosse et en Saskatchewan. »
— élève, Québec
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